Prévention

Une prévention des interventions médicales non justifiées

Toute structure d’accompagnement des naissances, que celles-ci soient ou non médicalisées, doit veiller à préserver et valoriser le sentiment de compétence des femmes comme mères, leur compétence fondamentale à mettre leur enfant au monde et à en prendre soin d’une manière appropriée. Ce vécu positif a en effet un impact déterminant sur la santé physique et psychique des femmes et sur la qualité de l’attachement mère-enfant tout au long de la vie. Ce sentiment de compétence est nourri par le fait de se sentir respectée dans sa dignité d’être humain et d’adulte responsable et de jouir de ses droits tout au long de la grossesse, de l’accouchement et du post-partum. Rappelons les différents principes repris dans la loi belge du 22 août 2002 relative aux droits du patient :

  • Une prestation de services de qualité : “Chaque patient reçoit au vu de ses besoins, les meilleurs soins possibles en fonction des connaissances médicales et de la technologie disponible. Les prestations sont dispensées dans le respect de la dignité humaine et de l’autonomie du patient, sans la moindre discrimination fondée sur la classe sociale, l’orientation sexuelle ou la conviction philosophique.”
  • Le consentement à toute intervention : tout acte médical doit recueillir le consentement du patient. Ce qui veut dire : informer de la situation médicale, des dangers qu’elle représente, expliquer la/les solutions proposées (avantages et inconvénients), laisser le choix, envisager des alternatives éventuelles… Dans le cas où la patiente n’est plus en capacité de décider ou en cas d’urgence extrême, la personne de confiance qu’elle aura désignée (parent, ami,…) est informée du suivi.

Nous réclamons:

  • Un accompagnement centré sur la femme qui la remet en position d’actrice capable de décider pour elle et son enfant : c’est la femme qui accouche avec ses ressources et celles de son enfant.
  • La reconnaissance de l’existence de la violence obstétricale en Belgique
  • La création d’un groupe de travail fédéral incluant associations professionnelles, représentants du Ministère de la santé et usagers sur les meilleures façons de prévenir cette violence obstétricale.
  • La reconnaissance du terme de la grossesse par les gynécologues à 41 semaines d’aménorrhée (à l’instar de la France) au lieu de 40 SA afin d’éviter les déclenchements inutiles sur des grossesses non menées à terme.

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