Vous avez déjà été confronté·e à une situation de violences gynécologiques ou obstétricales dans votre pratique, sans savoir comment réagir ? Vous n’êtes pas seul·e : de nombreux·ses professionnel·les expriment ce besoin d’être outillé·es pour agir, notamment dans des contextes marqués par des rapports de pouvoir, de hiérarchie ou de stress institutionnel.
La formation “Je vois, j’agis” a été conçue pour répondre à ce défi. Co-construite avec des professionnel·les de la périnatalité et des expert·es en prévention des violences basées sur le genre, elle s’appuie sur une méthodologie éprouvée qui vise à élargir la marge d’action individuelle et collective, même dans des situations complexes.
Cette formation est une initiative de la Plateforme citoyenne pour une naissance respectée, en collaboration avec Femmes & Santé et Garance, et avec le soutien de la Région wallonne.
Le manuel « Je vois, j’agis«
Le manuel combine deux approches complémentaires :
Théorie et cadre juridique : pour comprendre les origines systémiques du phénomène, son lien avec les droits humains
Outils pratiques : vignettes inspirées de situations réelles, grilles d’analyse accessibles et pistes concrètes pour réagir individuellement ou collectivement.
Intéressé·e par le manuel ?
Vous pouvez téléchargez le manuel et la fiche mémo en PDF.
Vous souhaiteriez suivre notre formation mais vous n’êtes pas libre aux dates proposées ?
Ce formulaire vous permet de faire une pré-inscription afin de marquer votre intérêt pour les prochaines formations. Nous reviendrons vers vous par mail avec les informations complémentaires (précision du lieu et dates).
Les outils Je vois, j’agis. Intervenir en témoin de violences obstétricales (manuel, fiche et formation) ont été développés par la Plateforme citoyenne pour une naissance respectée (PCNR), Femmes et Santé et Garance ASBL grâce au soutien de la Région wallonne et de la COCOF.
Face à la nouvelle déferlante de témoignages en Flandre, les signataires appellent tous·tes les professionnel·les et organisations concerné·es à se mobiliser et à agir concrètement.
Fin novembre, De Morgen relatait les récits de sept femmes accusant un gynécologue flamand d’agressions sexuelles et d’humiliations. Depuis, plus de deux cent cinquante plaintes ont été déposées au Centre flamand de signalement des comportements transgressifs, certaines visant d’autres prestataires de soins. Cette nouvelle vague de témoignages met en évidence des comportements individuels mais aussi des dysfonctionnements structurels et des failles que le secteur ne peut plus ignorer. La méconnaissance des enjeux liés au genre, le sexisme institutionnel, certaines normes socioprofessionnelles ainsi qu’un vide juridique créent un terrain où toutes sortes de comportements problématiques peuvent passer inaperçus, être banalisés ou minimisés.
.Sept femmes se présentent au centre d’accueil des plaintes pour dénoncer un gynécologue flamand : « J’ai dit stop, deux fois, mais il n’a pas arrêté » Les témoignages relatés dans le journal belge néerlandophone « Le Morgen » le 22 novembre ont déclenché un tsunami. Plus de 250 plaintes ont été déposées au Vlaams Meldpunt Grensoverschrijdend Gedrag.
Des violences invisibilisées pendant des années
Ces violences auraient pu — et dû — être détectées et sanctionnées il y a longtemps. Les victimes n’ont pu compter que sur elles-mêmes pour trouver un espace sûr, s’organiser et prendre contact avec un journaliste pour faire éclater la vérité. Ces démarches devraient être prises en charge par des dispositifs de protection. Mais elles reposent encore majoritairement sur les épaules des victimes. La plupart des professionnel·les ne sont pas des agresseur·euses, mais le problème demeure : malgré des témoignages massifs (#genoeggezwegen, #payetonutérus, #payetongynéco…), une littérature scientifique qui s’étoffe et des alertes institutionnelles, les violences gynécologiques et obstétricales (VGO) restent insuffisamment reconnues et prises en charge en Belgique. Comme plus largement, l’ensemble des violences sexistes et sexuelles dans les soins de santé.
Culture du silence et biais de perception
À partir de quel moment un comportement est-il jugé suffisamment grave pour déclencher une intervention ?
Même après des signalements, certaines patientes ont continué à être adressées à certain·es praticien·nes considéré·es comme de « bon·nes médecin·es ». En quoi cela pose-t-il problème ? Le fait que des professionnel·les de la santé puissent continuer à bénéficier d’une forte reconnaissance, et que leurs compétences ne soient pas remises en question alors même que des comportements transgressifs sont connus, alimente un habitus particulier. Certain·es peuvent alors en profiter pour exploiter leur statut et la posture de vulnérabilité spécifique des patientes lors des consultations, notamment pendant les examens gynécologiques (position sur le dos, jambes écartées, parties intimes exposées…), parfois pendant des années, sans jamais être inquiété·es.
Lorsque les patient·es doivent s’exposer physiquement et émotionnellement — ce qui concerne la quasi-totalité des étapes des trajets de soins en santé sexuelle et reproductive — cette vulnérabilité s’accentue, rendant d’autant plus crucial le respect des droits et des bonnes pratiques par les professionnel·les. Si des règles strictes existent (Loi relative aux droits du patient), leur mise en œuvre se heurte à de nombreux obstacles : méconnaissance des droits par les patientes, injonctions et normes genrées, manque de formation ou de connaissance du cadre légal par les professionnel·les, difficultés à traduire la théorie en pratique. Ces limites expliquent qu’un certain nombre de pratiques problématiques — dont des violences sexuelles commises dans le cadre des soins — aient pu se maintenir pendant des années sans être sanctionnées.
Tant que la culture institutionnelle qui tolère et minimise ces comportements ne changera pas, rien ne garantit que de telles dérives ne puissent pas se reproduire. L’adoption de sanctions proportionnées à la gravité des faits, à tous les niveaux (institutionnel, ordinal et pénal), est indispensable pour que cette culture évolue réellement.
Comme souligné dans l’un des témoignages, même des actes “bien intentionnés” peuvent être profondément transgressifs. Reconnaître et nommer ces expériences est un premier pas vers la transformation des pratiques et permet aux personnes concernées de jouer un rôle actif dans l’évolution des soins.
À quand un #metoo en santé ?
Des professionnel·les s’engagent individuellement, et leur investissement est précieux. Cependant, sans transformation structurelle et institutionnelle, ces efforts resteront isolés. Parler de bientraitance ou de soins respectueux n’a aucun sens tant que le problème et ses racines systémiques restent tabous. Nommer, documenter et comprendre la dimension institutionnelle des violences gynécologiques et obstétricales — même lorsqu’elles semblent mineures — est indispensable pour que le secteur évolue réellement. Sans cette reconnaissance, la méfiance envers les prestataires de soins gynécologiques et obstétricaux risque de s’aggraver, avec des conséquences directes sur la prévention, la santé sexuelle et reproductive et le dépistage de maladies graves.
Aujourd’hui, aucune structure ne permet de signaler de manière sûre, centralisée et réellement efficace les violences basées sur le genre — y compris celles qui surviennent en contexte de soins.
Les victimes de VGO et de violences sexistes et sexuelles (VSS) dans les soins rencontrent de nombreux obstacles pour signaler les violences : sidération, dissociation, peur de ne pas être crues, crainte de revivre des situations traumatisantes ou de subir des représailles… Ces difficultés sont encore plus grandes pour les personnes racisées, trans, en situation de handicap ou ne parlant pas le français. On ne peut pas se contenter de leur demander de porter plainte tant que le reste ne suit pas : elles doivent pouvoir être entendues, accompagnées et savoir que leur démarche pourra conduire à de réelles améliorations — sanctions proportionnées, soutien effectif et intégration des bonnes pratiques dans la formation et sur le terrain.
Un dispositif sûr et centralisé pour toutes les victimes de violences basées sur le genre
Il est urgent de créer un point d’accès unique, indépendant et clairement identifié, où toutes les personnes victimes de VGO et de VSS en santé puissent être accueillies sans crainte, informées, accompagnées et orientées selon leurs besoins spécifiques.
S’inspirer du Viogen, dispositif espagnol de suivi intégré des violences basées sur le genre, permettrait d’assurer un traitement intelligent et coordonné des signalements : base de données centralisée et sécurisée, détection des schémas récurrents, partage d’information entre services et activation rapide des mécanismes institutionnels nécessaires. Couplé à une campagne publique ambitieuse sur les violences dans les soins, un tel dispositif offrirait enfin aux victimes un repère clair et accessible — et contribuerait à prévenir les comportements abusifs en rendant le sujet visible, compris et pris au sérieux par l’ensemble du personnel de santé.
Responsabilisation et action à tous les niveaux
En février 2024, le Sénat belge approuvait 89 recommandations pour lutter contre les VGO. De nouvelles propositions validées par l’Académie de Recherche et d’Enseignement supérieur (ARES) ainsi qu’un avis du groupe de travail interfédéral sur les VGO coordonné par l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes (IEFH) seront publiés prochainement. Nous invitons tous·tes les acteur·ices concerné·es à prendre connaissance de ces futurs textes et à mettre en œuvre toutes les mesures opérationnelles possibles, qu’elles soient individuelles ou institutionnelles.
Viols et violences sexuelles dans le cadre de soins de santé
Vous pensez être victime de comportements sexuels transgressifs et vous cherchez – en toute confidentialité – des informations (gratuites) sur le cadre légal et/ou les possibilités d’action ? Accédez gratuitement et sans engagement à l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes via le formulaire de signalement en ligne ou via le numéro gratuit 0800/12 800 (tapez 1) (les lundi, mardi, jeudi et vendredi de 9h à 12h, et le mercredi de 13h à 16h). En dehors de ces heures, vous pouvez laisser un message sur le répondeur afin d’être recontacté·es aussi rapidement que possible.
Si vous êtes ou avez été victime de violence sexuelle dans le cadre de soins, vous pouvez également vous adresser à un professionnel en appelant le numéro gratuit 0800 98 100 ou en envoyant un mail à l’adresse info@sosviol.be
Soutenir, repérer, intervenir : ressources pour les témoins de violences obstétricales
Le CERE – Centre d’Expertises et Recherches sur l’Enfance, la FCPPF – Fédération des Centres Pluralistes de Planning Familial, Femmes de Droit, Femmes et santé, le GAMS Belgique, la Plateforme citoyenne pour une naissance respectée et le Vrouwenraad.
Autres organisations signataires
Organisations
Aquarelle asbl
Association francophone des doulas de Belgique
Bruxelles Laïque asbl
Centre d’Action Laïque asbl
CEMÉA (Centres d’Entraînement aux Méthodes d’Éducation Active)
Centre de planning familial de La Hulpe, Lasne et Rixensart
Centre de planning familial le Sips, Liège
Centre de Ressources Handicaps et Sexualités
Conseil des femmes francophones de Belgique
Cultures et Santé asbl
Epicentre – Espace de Santé Inclusive
FiBrom’Out asbl
Hyperemesis Belgium
Isala
La FLCPF – Fédération Laïque de Centres de Planning Familial
La Ligue des familles
FemmesProd
Furia
Garance
Keertij
Observatoire du sida et des sexualités
O’YES
Oxo
Plan International België
Planning familial de Berchem-Ste-Agathe
Plateforme Prévention Sida
Punt.vzw
Naissantiel
Sensoa
Sisters House
Synergie Wallonie pour l’égalité entre les femmes et les hommes
Sofelia
Soralia
Stop VOG
Timoun asbl
Vie Féminine
Wheel of Care
Individus
Hélène Reul, obstétricienne
Julie SPODEN, médecin généraliste et féministe
Hanan Ben Abdeslam, sage-femme
Stephen O’Brien, médecin généraliste pratiquant des IVG
Paola Hidalgo, chargée de projets en éducation permanente
Pauline Gérard, sexologue et travailleuse de planning familial
Bérangère De Ketele, sexologue en planning familial
Tiphaine Mouquet, enseignante sage-femme
Pauline Soupa, sage-femme
Julie Servais, doctorante en Santé Publique
Elya Almeleh, sage-femme
Emeline Lejeune, sage-femme
Marie-Hélène Lahaye, juriste et féministe
Chloé Bruggeman, médecin généraliste en planning familial
Fabien Colle, médecin Santé Publique
July Robert, autrice et traductrice
Laura Gaggiottini
Armelle Cornette, médecin généraliste
Charlotte Reul, sage-femme
Elora Zanella, sage-femme
Eric Cavatorta, chef de service associé de pédiatrie-néonatalogie au CHU Marie Curie Charleroi, maître de stage de pédiatrie-néonatologie ULB et ULg
Lucie Richard, enseignante sage-femme
Laktit Fatima, enseignante sage-femme
Dr Samuel Tihon, médecin généraliste
Elise Derroitte, vice-présidente de la Mutualité chrétienne
Edwige Vanderstraeten, infirmière en centre pour DPI
Victoria Pujol, chargée de l’accompagnement médical – pôle asile et migration
Raphaël Harunur, infirmier (Maison Médicale : Les Houlpays)
Mbimaketa sarina infirmière au centre DPI Forest
Cathy Mukandu juriste et Présidente de FiBrom’out
Bénédicte Homerin, coordinatrice du CPF Genval
Marie Van Gorp, kinésithérapeute
Marjolaine Girardot, psychologue clinicienne
Haulotte Emmanuel, Gestion, Marconi
Amandine Gillain, doula
Zicot Marie-France, formatrice sur les questions de VBG
Le 2 décembre dernier, le salon Tools for Care a réuni associations, professionnel·les, étudiant·es et usagères autour d’un objectif commun : réfléchir ensemble à ce que pourraient être des soins réellement respectueux en santé sexuelle et reproductive. Ce moment a illustré, de manière très concrète, à quel point les espaces intersectionnels, transdisciplinaires et fondés sur les vécus sont essentiels pour faire évoluer les pratiques.
Aujourd’hui, la formation et l’organisation des soins reposent encore largement sur une logique verticale, centrée sur les savoirs institutionnels ou scientifiques. Or, « apprendre à soigner » demande aussi d’apprendre à écouter, à co-construire et à reconnaître la légitimité de celles et ceux qui vivent les soins. Les approches de simulation humaine, les jeux de rôle avec patientes expertes ou les ateliers collaboratifs contribuent à ce changement culturel : ils renforcent la démocratie sanitaire, encouragent une posture réflexive et rendent visibles les effets de l’asymétrie fonctionnelle dans les soins.
Soutenir et co-construire de nouvelles manières de prendre soin
Cette édition est intervenue dans un contexte où l’actualité belge rappelle, avec force, l’importance d’entendre les voix des personnes concernées et de reconnaître les défaillances structurelles lorsqu’elles apparaissent. Cela confirme une fois encore que l’amélioration des soins passe par une vigilance collective, un ancrage éthique quotidien et une véritable participation des patientes.
Nous remercions chaleureusement tous nos partenaires :
en premier lieu, le département Sage-femmes de la Haute École Vinci ;
les nombreux·ses intervenant·es et associations qui ont proposé des outils et partagé leur expertise ;
les organisations fondatrices de la Coalition Genre et Santé.
Construire des soins respectueux, accessibles, humains et inclusifs ne peut être qu’un travail collectif. Cette démarche suppose une écoute réelle des usager·ères de soins et des personnes concernées. Leurs vécus, leur expertise, leurs besoins et leurs attentes doivent être au cœur des soins.
Nous remercions chaleureusement tou·tes les participant·es présent·es à cet événement.
Crédit photo : Caroline Watillon
Vous vous sentez concerné·e par cette problématique ? Vous aimeriez participer à une groupe d’échange à ce sujet ? Écrivez-nous en envoyant un mail à coalition@naissancerespectee.be !
Lors du colloque organisé par réseau belge des études de genre Sophia, la PCNR, Femmes et Santé et la Coalition Genre et Santé ont proposé un espace dédié violences gynécologiques et obstétricales. Un moment puissant, marqué par le partage et la réflexion collective.
Cet atelier intitulé « De l’invisible au collectif : violences, soins et luttes féministes« , nous a permis de réaliser à quel point les personnes concernées avaient besoin de partager leur vécu, d’être entendues et reconnues. Sans ces espaces, elles se retrouvent souvent seules face à ces expériences souvent marquantes et douloureuses. Les violences gynécologiques et obstétricales (VGO) peuvent affecter durablement toutes les dimensions de l’existence — santé mentale, vie intime, familiale, sociale et professionnelle des femmes concernées. Elles constituent, de ce fait, un enjeu non négligeable au niveau de la santé publique.
La littérature scientifique, désormais plus abondante, et la reconnaissance des violences gynécologiques et obstétricales (VGO) comme une forme spécifique de violence — à la croisée des violences médicales et des violences faites aux femmes — par plusieurs instances nationales et internationales (Conseil de l’Europe, Sénat de Belgique, OMS…) renforcent l’urgence d’agir.
La force de nos organisations réside précisément dans la capacité à créer des espaces où les vécus, les savoirs et les analyses se croisent de manière transdisciplinaire. Des espaces où les personnes concernées ne portent plus seules le poids de ce qu’elles ont traversé, et où le collectif devient un levier d’émancipation et de transformation. Pour poursuivre cet engagement et répondre à un besoin social majeur encore trop peu couvert, il est indispensable de disposer de financements structurels. Ceux-ci restent largement insuffisants, notamment en raison de la reconnaissance tardive de cette forme spécifique de violence basée sur le genre et du vide institutionnel qui en découle.
Nous remercions chaleureusement Sophia pour l’organisation de l’événement, ainsi que toutes les personnes présentes, dont les contributions ont fait de cette rencontre un moment d’une rare intensité. La force des échanges et des partages nous a convaincues de la nécessité de faire exister de tels espaces.
Crédit photo : Michelle Geraardyn
Vous vous sentez concerné·e par cette problématique ? Vous aimeriez participer à une groupe d’échange à ce sujet ? Écrivez-nous en envoyant un mail à coalition@naissancerespectee.be !
Une table ronde participative, organisée dans le cadre du colloque State of the Art par Sophia asbl-vzw, pour réfléchir collectivement aux enjeux autour de l’accès à des soins inclusifs et respectueux, de la justice reproductive et de la transformation des espaces de soin.
Le tabou se lève doucement, mais les violences obstétricales restent trop rarement abordées sous un angle féministe et intersectionnel. Comme d’autres dimensions des parcours en santé sexuelle et reproductive, ce sujet demeure marginal, souvent cantonné au privé ou invisibilisé. Pourtant, qu’iels portent ou non un projet de grossesse ou de famille, de nombreuses femmes et personnes concernées ont subi de mauvais traitements ou des abus lors de leurs parcours de soins gynécologiques et obstétriques. Pour les femmes+ les plus précaires, ou celles ne correspondant pas aux normes validistes et hétérocis-blanches, l’accès à des informations claires et complètes, la possibilité de poser des choix sans pression et de bénéficier de soins de qualité exempt de discriminations reste compliqué.
Charlotte Verdin et Julia De Clerck animeront une Fish Bowl Discussion afin de croiser regards et initiatives autour de ces questions avec le public et un panel d’intervenantes, dont : Aissatou Diallo, Clée Jordier, Irène Zeilinger, Natacha Bastiat-Jarosz, Sophie Evrard, Rebecca Marsin et Charlotte Marbehant.
Objectifs
➡️ rendre visibles les VGO et leur dimension structurelle et intersectionnelle ➡️ créer des alliances entre académique, associatif et professionnel ➡️ partager les outils du manuel Je vois, j’agis 📘 ➡️ ouvrir le débat sur des pistes concrètes pour plus d’inclusivité ➡️ valoriser les expériences vécues comme sources de savoir et d’émancipation collective ✊
Infos pratiques
Quand ? Le mercredi 12 novembre 2025 de 17h à 19h
Où ? Au Pianofabriek, 35 rue du Fort à 1060 Saint-Gilles, salle Casablanca
Pour qui ? Tout public
Participation aux frais : L’évènement est gratuit, mais l’inscription obligatoire.
En Belgique, de nombreux professionnel·les constatent des gestes ou pratiques inappropriées lors du suivi périnatal ou de l’accouchement des femmes qu’iels accompagnent. Deux outils complémentaires – un manuel (version web et papier) et une formation – leur offrent des repères concrets pour réfléchir à leurs pratiques et intervenir, même dans des contextes hiérarchisés et sous tension.
Des repères pour soutenir les professionnel·les témoins
Je vois, j’agis. Intervenir en témoin des violences obstétricales répond à une question clé : « Que faire lorsqu’on est témoin d’un acte médical inutile, intrusif ou réalisé sans consentement ? »
Face à des violences obstétricales trop souvent banalisées, ces outils manuel propose,t des clés pour agir, quelle que soit la position occupée dans la hiérarchie. Ils s’adresse à toutes les personnes impliquées dans la périnatalité : sages-femmes, gynécologues-obstétricien·nes, anesthésistes, pédiatres, infirmier·ères, psychologues, assistant·es sociaux·les, doulas, coachs, enseignant·es, chercheur·euses, ainsi qu’aux responsables politiques, associations et institutions de santé.
Issu d’un travail collectif, ces outils pédagogiques ont été conçus avec des professionnel·les de terrain, des chercheur·euses, des représentant·es d’usagères et des expert·es en prévention des violences basées sur le genre. Ils s’appuient sur des données recueillies en Belgique francophone via des focus groups et entretiens.
Comment s’en servir ?
Le manuel combine deux approches complémentaires :
Théorie et cadre juridique : pour comprendre les origines systémiques du phénomène, son lien avec les droits humains
Outils pratiques : vignettes inspirées de situations réelles, grilles d’analyse accessibles et pistes concrètes pour réagir individuellement ou collectivement.
Pour aller plus loin, un module de formation de deux jours, développé en collaboration avec l’asbl Garance, permet de mettre en pratique les contenus du manuel et de se familiariser avec les stratégies d’intervention.
Intéressé·e par le manuel ?
Vous pouvez téléchargez le manuel et la fiche mémo en PDF.
Vous êtes un·e professionnel·le de la périnatalité et vous avez déjà été témoin de situations difficiles, voire violentes, au travail ? Vous auriez aimé pouvoir prendre position et agir pour désamorcer la situation ?
En 2026, Femmes et Santé, la Plateforme citoyenne pour une naissance respectée (PNCR) et Garance ASBL vous proposent de suivre le module de formation de deux jours.
Ce formulaire vous permet de faire une pré-inscription à cette formation, nous reviendrons vers vous par mail avec les informations complémentaires (précision du lieu et tarif) ainsi que pour confirmer votre inscription par la suite.
Les outils Je vois, j’agis. Intervenir en témoin de violences obstétricales (manuel, fiche et formation) ont été développés par la Plateforme citoyenne pour une naissance respectée (PCNR), Femmes et Santé et Garance ASBL grâce au soutien de la Région wallonne et de la COCOF.
Une demi-journée intersectorielle réunissant professionnel·les de santé et associations de terrain autour d’outils et de ressources pour des pratiques plus respectueuses et inclusives en santé sexuelle et reproductive.
Le mardi 2 décembre 2025
La Coalition Genre et Santé, le CERE et la Plateforme citoyenne pour une naissance respectée, en partenariat avec la Haute-École Léonard de Vinci et avec le soutien de l’Institut pour l’Égalité entre les Femmes et les Hommes, vous invitent à une demi-journée intersectorielle dédiée à la présentation d’outils pour des soins respectueux en santé sexuelle et reproductive.
Cet évènement sera l’occasion de découvrir les ressources développées par un réseau d’associations et de professionnel·les de terrain : brochures, guides, outils pédagogiques, campagnes de sensibilisation et d’autres initiatives innovantes en matière de formation continue pour les soignant·es. Cette demi-journée vise également à renforcer les liens entre acteurs et actrices de la santé, dans une approche intersectionnelle et inclusive des soins en santé sexuelle et reproductive.
Nous nous réjouissons d’ores et déjà de vous retrouver nombreux et nombreuses pour ce moment riche en échanges et en découvertes !
Infos pratiques
Quand ? Le Mardi 2 décembre 2025 de 16h à 19h30
Où ? A la Haute École Léonard de Vinci – Place de l’Alma 3, 1200 Woluwe-Saint-Lambert (Métro Alma – merci de privilégier une mobilité douce, quelques places de parking sont disponibles sur demande)
Pour qui ? Les professionnel·les de la santé, étudiant·es, enseignant·es et associations.
Participation aux frais : L’évènement est gratuit pour les étudiant·es – pour les autres participant·es, nous demandons une participation de 15 € qui inclut une collation conviviale (thé, café, biscuits). Parce que nous souhaitons que tout le monde puisse participer, le coût ne doit en aucun cas être un frein : contactez-nous si nécessaire.
16h20 : mot de bienvenue du CERE et de la Coalition Genre et santé
16h30 : Quiz interactif : « Je comprends mes droits face aux Violences Gynécologiques et Obstétricales » – Femmes de Droit
Un temps collectif pour lancer le salon : à travers un quiz participatif, le public sera invité à découvrir et questionner ses connaissances sur les violences gynécologiques et obstétricales (VGO). L’objectif est de sensibiliser de manière ludique et accessible autour de plusieurs points clés :
Définir ce que recouvrent les VGO et savoir les identifier ;
Distinguer situations normales et situations de violences ;
Comprendre les droits des patientes et les normes juridiques qui encadrent les soins ;
Explorer les recours possibles en cas de VGO.
Animé par : Miriam Ben Jattou, Juriste et Directrice de Femmes de Droit
Ce quiz servira d’introduction à la thématique, avant la répartition en petits groupes pour les ateliers pratiques.
17h00 – 19h00 : ateliers
Le consentement libre et éclairé dans la pratique
Discussion autour de la place du consentement dans les soins de santé sexuelle et reproductive, et des manières de le vérifier à partir d’expériences et de cas concrets.
Animé par : Stephen O’Brien, médecin généraliste en maison médicale et en planning familial pratiquant des IVG, et Jeanne Dujardin, accompagnante IVG, animatrice EVRAS et sexologue au planning familial de Watermael-Boitsfort.
Boîte à outils pour prévenir les violences gynécologiques et obstétricales (VGO) – Fédération des Centres Pluralistes de Planning Familial (FCPPF)
Présentation de divers outils destinés aux soignant·es et à leurs équipes, notamment un toolkit pour amorcer une réflexion ou un changement de pratiques au sein des structures. Cet outil propose un cheminement afin de cibler une (ou des) action(s) à mettre en place qui font consensus au sein de l’équipe et qui permettent de sortir de l’inertie et d’insuffler une dynamique de changement.
Découverte également d’une affiche de sensibilisation aux droits des patient·es et d’une exposition sur l’histoire de la médecine et des VGO.
Animé par : Claire Vimont, accompagnant·e pédagogique, et Nastasja Izquierdo Prieto, responsable outilthèque.
Grossesse, accouchement et obésité – AKTINA
Expérimentation de supports concrets favorisant la santé périnatale : mini-dépistage, communication non stigmatisante et rituel sensoriel. L’objectif est de montrer comment renforcer la santé périnatale dans une perspective double : mieux-être maternel et prévention précoce de l’obésité chez l’enfant.
AppetiTests : dépistage des traits d’appétit à risque pour la mère et l’enfant.
Pyramide des Mangeurs Heureux : communication non stigmatisante autour du poids, de l’alimentation et motiver l’allaitement.
La Bouchée consciente : rituel sensoriel favorisant l’ocytocine, l’empathie et la relation parent-bébé.
Animé par : Pascale Marcoux, diététicienne spécialiste de la psycho-nutrition, agréée INAMI, certifiée du G.R.O.S et TCA Ados enfants ULB.
Go to Gynéco ! – O’YES
Go To Gyneco! est un projet communautaire porté par Tels Quels et O’YES, qui vise à améliorer le bien-être des communautés lesbiennes, bies, pan, & co. Il lutte contre les stéréotypes et les discriminations dont elles sont victimes en veillant à une meilleure prise en compte de leurs vulnérabilités et de leurs besoins spécifiques auprès des professionnel·les de santé.
Animé par : Mathilde Schmit et Agathe Nguyen Huynh – chargées de projet O’YES pour le projet Go to Gyneco!
Je vois, j’agis : intervenir en tant que témoin de violences obstétricales » -PCNR et Femmes & Santé, en collaboration avec Garance
Découverte et mise en pratique de méthodes et outils pour décrypter et faire face aux violences obstétricales.
Comment réagir face à un comportement inapproprié envers un·e patient·e ? Où commence la transgression ? Comment l’évaluer ? Face à des actes et des comportements problématiques trop souvent banalisés, de quelles clés disposent les professionnel·les pour agir ?
Les clés du partenariat (Escape Game) – PCNR, en partenariat avec Formanam et Hennalux
Plus de complémentarité interprofessionnelle et de meilleures dynamiques collaboratives peuvent-elles améliorer la qualité des soins en périnatalité? Comment ? Quels sont les éléments essentiels pour communiquer et collaborer de façon constructive et respectueuse, à la fois au sein des équipes et avec les usagères de soins ?
Découverte d’un dispositif de ludopédagogie conçu par la Plateforme pour une naissance respectée, Formanam et Hennalux dans le cadre d’une formation destinée à prévenir les violences obstétricales.
Atelier de préparation à la naissance pour les femmes enceintes concernées par l’excision – Le GAMS
Espace de rencontre, d’écoute, d’expression et de partage autour de la grossesse, de la naissance et du post-partum. L’atelier favorise la circulation des savoirs, l’information sur les alternatives autour de la naissance et le renforcement du pouvoir d’agir des participantes.
Animé par : Pauline Soupa, sage-femme, et Bountou Kouyaté, travailleuse interculturelle (GAMS.be)
Vous êtes un·e professionnel·le de la périnatalité et vous avez déjà été témoin de situations difficiles, voire violentes, au travail ? Vous auriez aimé pouvoir prendre position et agir pour désamorcer la situation ? Ce mercredi 8 octobre de 12h00 à 13h30, Femmes et Santé, la Plateforme citoyenne pour une naissance respectée (PNCR) et Garance ASBL vous convient à leur webinaire de présentation du guide et de la formation « Je vois, j’agis » destinés à vous outiller pour intervenir face aux violences obstétricales.
Objectifs
Ce webinaire a pour double objectif de :
Vous faire découvrir le tout nouveau guide Je vois, j’agis : intervenir en tant que témoin des violences obstétricales
Vous présenter le contenu de la formation connexe
Programme
Le webinaire durera 1h30, incluant :
Intro et contextualisation
Présentation du manuel (structure, thématiques, cas pratiques) et de la formation
Témoignages sur les besoins et réalités du terrain
Panel de discussion : « Le système des drapeaux et les méthodes proposées peuvent-ils offrir des ressources pertinentes pour aider les professionnel·les à prévenir et lutter contre les VGO ? » + atouts et limites de l’outil – défis pour la suite
Les 12 et 13 mars 2025, plus de 150 personnes ont pris part à la première édition du Festival des maternités féministes, à Bruxelles. Ateliers, projections et séminaires ont permis de croiser les regards sur la maternité, les violences obstétricales et la santé périnatale, dans une approche critique, féministe et inclusive.
Face à l’invisibilisation des enjeux liés à la maternité et au travail reproductif, la PCNR a lancé, en mars 2025, la première édition du Festival des maternités féministes. Un événement inédit en Belgique francophone, co-organisé avec Bruxelles Laïque et Femmes et Santé, et soutenu par de nombreuses intervenantes engagées.
🌿 Une ambition claire : visibiliser le travail reproductif et politiser la maternité dans une perspective féministe intersectionnelle
La grossesse, l’accouchement et la maternité sont encore largement abordés sous un prisme médicalisé, souvent déconnecté des réalités vécues par les femmes et les personnes concernées. Le festival entendait bousculer ces représentations, en créant un espace de dialogue critique.
Lors de cette première édition, nous nous sommes concentrées sur les thèmes de la santé périnatale, des violences obstétricales et des inégalités de genre qui traversent le système de soins.
Les lieux de réflexion où les principales personnes concernées – usagères et professionnel·les de la santé – peuvent échanger dans un cadre bienveillant, horizontal et sécurisé, sont rares, voire inexistants. L’événement visait à favoriser les échanges entre usagères, professionnel·les, militant·es, acteur·ices associatif·ves et étudiant·es.
Trois événements phares pour un public divers
Séminaire interactif – J’accouche, je m’informe, je choisis. Elles accouchent, j’accompagne, elles choisissent 📍 Bruxelles Laïque – 12 mars (après-midi) 💬 Un séminaire interactif avec Claudine Schalck, Fabienne Richard, Paola Hidalgo, et des panels réunissant usagères et professionnel·les
Projection du film documentaire « Ex Utero » de Lili Forestier 🎬 Cinéma Aventure – 12 mars (soir) 💡 Suivie d’un débat modéré par Bruxelles Laïque, en présence de deux personnes ayant témoigné dans le film
Séminaire pédagogique à la Haute école Francisco Ferrer – « Les violences obstétricales, au détriment de la santé des femmes et de celle des soignant·es à leur travail« 🏫 13 mars (matin) 🎤 Animé par Claudine Schalck, Fabienne Richard (Femmes et Santé), Hélène Sinan (PCNR) et la HEFF
Croiser les luttes, porter des voix trop longtemps invisibilisées
Ce festival a permis de visibiliser les violences obstétricales et les normes socioprofessionnelles grâce auxquelles elles se perpétuent. Son ambition était de donner la parole aux personnes concernées : usagères, soignant·es, militant·es. En accueillant Claudine Schalck, sage-femme et chercheuse en psychosociologie, comme intervenante principale, l’événement a posé les bases d’une réflexion transformatrice sur les pratiques périnatales.
Penser les violences gynécologiques et obstétricales (VGO) sans tenir compte des rapports de domination multiples dans lesquels elles s’inscrivent — qu’ils soient de genre, de classe, ou liés aux relations de pouvoir entre professionnel·les de santé — peut s’avérer limitant. Ces violences ne relèvent pas uniquement de comportements individuels ; elles s’ancrent dans des dynamiques systémiques façonnées par des contextes professionnels, sociaux et spatiaux.
Lorsque, au sein d’un service, des abus, des mauvaises pratiques, des comportements inappropriés sont tolérés, ignorés ou banalisés de manière systématique, les patientes sont bien entendu les premières à en souffrir. Elles ne sont cependant pas les seules. Un environnement dans lequel les droits des personnes sont systématiquement bafoués ne peut pas constituer un cadre de travail épanouissant. Qu’ils et elles soient témoins, complices ou auteur·ices de ces actes de maltraitances, les professionnel·les sont eux aussi affecté·es.
L’approche se voulait horizontale, bienveillante et participative, avec des ateliers interactifs animés notamment par Paola Hidalgo et Fabienne Richard.
Une dynamique collaborative
L’organisation du festival était une initiative de la Plateforme citoyenne pour une naissance respectée, Femmes et Santé ASBL et la Coalition Genre et Santé, dans le cadre de la semaine des droits des femmes organisée par la Ville de Bruxelles. Avec le soutien de l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes et de la COCOF.
Cette édition a été rendue possible grâce à l’engagement des équipes de la PCNR, de Femmes et Santé, de Bruxelles Laïque et de nombreux·ses bénévoles.
Un grand merci aux participant·es pour leur engagement et leur enthousiasme ! Cette première édition ne sera pas la dernière : cap sur 2026 pour continuer à faire entendre les voix des maternités féministes.
La Plateforme citoyenne pour une naissance respectée vous convie chaleureusement à son Assemblée générale annuelle, qui se tiendra le mardi 17 juin 2025 à Bruxelles. Ce rendez-vous sera l’occasion de revenir sur les moments clés de l’année écoulée, d’échanger autour des perspectives à venir, d’accueillir les nouvelles et de renforcer les liens entre les membres de la plateforme.
Infos pratiques
Date : Mardi 17 juin 2025 Horaire : De 18h à 21h Lieu : Rue de la Victoire 26, 1060 Saint-Gilles (rez-de-chaussée – Salle Granite
Un moment convivial en mode auberge espagnole est prévu à l’issue de la réunion. Merci d’apporter quelque chose à partager.
Veuillez confirmer votre présence dès que possible par mail à info@naissancerespectee.be. En cas d’empêchement, il est possible de se faire représenter par un·e autre membre muni·e d’une procuration (un modèle vous sera envoyé sur demande).
Devenir Membre
Vous souhaitez rejoindre l’Assemblée générale de la PCNR ?
Si vous êtes membre de l’AG, confirmez votre présence dès que possible à contact@naissancerespectee.be ou 0473 86 08 98.
Si vous désirez devenir membre effectif et prendre des décisions lors de l’assemblée générale, il est nécessaire de payer une cotisation. Celle-ci s’élève à 15€. Pour ce faire, vous pouvez cliquer ici.
Nous vous proposons également de nous envoyer une lettre de motivation. Merci de nous la faire parvenir en écrivant à : info@naissancerespectee.be
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