Journée d’étude de l’Université des Femmes

Ce 18 avril, l’Université des Femmes organisait une journée d’étude sur le thème « Soigner les soignant.e.s ? Pour une meilleure consultation gynécologique ». La journée était l’occasion de se pencher sur les conditions de travail du personnel médical et leurs conséquences sur la qualité de l’accompagnement des patients.

Entre autres thèmes étaient abordés

  • le droit des patientes,
  • l’avenir de la consultation gynécologique,
  • les résistances à l’élaboration du rapport du Sénat sur les VGO,
  • les réalités socio-économiques dans un hôpital universitaire,
  • les expériences d’une maison de naissance et d’un gîte extra-hopitalier…

Pour sa part, Lola Cravreul, membre de l’OA de la Plateforme pour une naissance respectée, a proposé sur une analyse systémique des violences gynécologiques et obstétricales.

Publication d’une étude européenne sur les violences gynécologiques et obstétricales

La Commission des droits des femmes et de l’égalité des genres (FEMM) de l’Union Européenne publie ce 17 avril une étude de plus de 200 pages intitulée « Obstetric and gynaecological violence in the EU – Prevalence, legal frameworks and educational guidelines for prevention and elimination ».

Commandé par la Direction des droits des citoyens et des affaires constitutionnelles du Parlement européen, le rapport propose un aperçu de la façon dont la question des soins obstétricaux et des violences gynécologiques est actuellement appréhendée dans l’UE.

Il examine ainsi le cadre juridique actuel, les évolutions politiques et juridiques et les initiatives au sein des pays membres.  Il fournit par ailleurs des recommandations pour les différentes parties prenantes :

  • institutions et organes européens,
  • états membres,
  • professionnels de santé,
  • associations pour le droit des femmes.

L’étude menée par la Plateforme citoyenne pour une naissance respectée sur le conditions d’accouchement en Wallonie et à Bruxelles fait partie des références utilisées par l’étude européenne.

Vous pouvez consulter l’étude européenne ici.

Intervention à la Haute École Léonard de Vinci

Florence Guiot, présidente de la Plateforme citoyenne pour une naissance respectée, a rencontré les futures sage-femmes de la Haute École Léonard de Vinci.

L’intervention s’est déroulée dans le cadre du cours de bioéthique dispensé en 4e année.

Constats et perspectives

Elle a été l’occasion de présenter aux étudiant.e.s les résultats de notre enquête sur les conditions d’accouchement ainsi que de discuter des violences gynécologiques, des pistes de solutions et du rapport sur les VGO approuvé en plénière au Sénat le 2 février dernier.

Adoption par le Sénat du rapport sur les VGO

Ce vendredi 2 février, le Sénat a adopté à l’unanimité le Rapport d’information concernant le droit à l’autodétermination corporelle et la lutte contre les violences obstétricales. Il aura fallu 3 années de travail, dont 2 années d’auditions pour aboutir à ce vote. La Plateforme avait ainsi été auditionnée, aux côtés d’expert·es et professionnel·les de la santé ainsi que d’autres associations de terrain.

En juin 2023 pourtant, une première version du rapport, bien qu’adoptée en Commission, se voyait bloquée en plénière suite à des critiques adressées par l’association flamande d’obstétrique et de gynécologie (VVOG) dans un courrier aux sénateurs. La Plateforme citoyenne pour une naissance respectée s’était d’ailleurs insurgée contre le report en Commission à travers un carte blanche publiée dans la foulée.

Après amendements, le rapport est donc désormais adopté par le Sénat.

Ce rapport liste plus de 90 recommandations couvrant les différents aspects de la problématique :

  • la définition et la documentation des violences gynécologiques et obstétricales,
  • la transparence,
  • l’information et la sensibilisation,
  • l’évolution du cadre normatif,
  • l’amélioration des voies de recours et de dépôt de plaintes,
  • l’organisation et le financement,
  • les pratiques de soins,
  • la lutte contre la discrimination et le soutien des groupes vulnérables
  • la formation.

La Plateforme se réjouit évidemment de voir repris sous divers points du rapport les revendications qu’elle porte depuis sa création :

  • une information systématique et complète sur l’accouchement,
  • une transparence des pratiques hospitalières et extra-hospitalières,
  • une prévention des interventions médicales non justifiées,
  • un renforcement des compétences et de la complémentarité des différent.es professionnel.les de la naissance.

Vous pouvez consulter le rapport ici.

Participation au panel du séminaire SAAGE

6 novembre 2023

Ce lundi 6 novembre, la Plateforme avait l’honneur de participer au séminaire « Obstetric Violence: Towards new understanding and response », organisé par le réseau SAAGE à Bruxelles.

Le SAAGE est un réseau d’experts européens chargés de fournir à la Commission Européenne des conseils scientifiques indépendants concernant les questions d’égalité entre hommes et femmes. Dans ce cadre, il réalise notamment une étude sur le sujet de la violence obstétrique dans les Etats membres de l’Union Européenne. L’objectif est de contribuer à une meilleure compréhension du phénomène.

Le réseau SAAGE organisait ainsi, ce 6 novembre, un séminaire intitulé « Obstetric Violence: Towards new understanding and response ».

La Plateforme citoyenne pour une naissance respectée a été invitée à s’y exprimer, après un panel scientifique composé de Patrizia Quattrocchi, Virginie Rozée, Marit van der Pijl, Barbara Holubova et Stella Villarmea.

Le séminaire visait à :

  • partager et approfondir les connaissance et la compréhension du problème des violences obstétricales et des politiques et pratiques nécessaires à leur élimination,
  • stimuler les idées pour proposer des réponses potentielles au niveau européen.

Webinaire sur le rapport d’intervention du Sénat

24 octobre 2023

Organisé par le Centre de recherche sur la déviance et la pénalité (CRID&P) de l’UCLouvain, le webinaire avait pour objectif le dialogue entre acteurs de la santé, du milieu associatif et de la scène politique sur les travaux actuellement menés par le Sénat sur les violences obstétricales et gynécologiques.

Suite à la présentation d’une synthèse du rapport d’information adopté en commission le 22 mai 2023, chacun a été invité à prendre la parole et à se positionner par rapport aux recommandations formulées par le Sénat. Se sont ainsi exprimés :

  • Pr Pierre Bernard, Obstétricien, Cliniques universitaires Saint-Luc, et Président du Collège royal des gynécologues obstétriciens de langue française de Belgique (CRGOLFB)
  • Florence Guiot, Présidente de la Plateforme citoyenne pour une naissance respectée
  • France Masai, Sénatrice et Vice-présidente du comité EQUITAS, Sénat
  • Vanessa Wittvrouw, Sage-femme, Centre hospitalier régional Sambre et Meuse (CHRSM), et Vice-présidente de l’Union professionnelle des sages-femmes belges (UPSFB)

La rencontre s’est clôturée par un temps d’échanges avec le public.

Carte blanche suite au report du vote au Sénat du rapport sur les VGO

Ce vendredi 23 juin devait avoir lieu au Sénat le vote du rapport d’information sur les violences gynécologiques et obstétricales. Suite à un courrier d’une organisation professionnelle de gynécologues, le vote a cependant été reporté.

Destiné à renforcer et garantir le respect, les droits et l’autodétermination des femmes tout au long de leur parcours gynécologique et obstétrical, le rapport avait pourtant été adopté en commission à l’unanimité le 22 mai. Fruit de deux ans d’auditions d’expert·es et professionnel·les de la santé ainsi que d’associations de terrain, il compte plus de 250 pages et contient 92 recommandations.

Il est essentiel que ce rapport – qui n’est pas loi, rappelons-le – puisse être voté. Cela permettrait d’avancer vers des pratiques gynécologiques et obstétricales bienveillantes et respectueuses dans lesquelles les femmes peuvent être actrices de leur vie et de leur santé.

Ce travail colossal s’est pourtant vu contrecarré ce vendredi. A la suite d’un courrier d’une organisation professionnelle de gynécologues, le rapport a été renvoyé en commission. Après le blocage inattendu du vote, la Plateforme s’est donc mobilisée et a rédigé une carte blanche, dont nous vous invitons à prendre connaissance. Celle-ci a été largement relayée et cosignée par plus de 45 associations sur le territoire belge.

Nos corps, nos soins, nos choix

9-10-11 juin 2023

La Plateforme était présente à l’événement « Nos corps, nos soins, nos choix », mis sur pied par la Fédération des Centres Pluralistes de Planning Familial et l’association Femmes et Santé.

Organisé au Centre Culturel Bruegel à Bruxelles, l’événement s’articulait autour du thème des violences gynécologiques et obstétricales. L’objectif était de sensibiliser le grand public ainsi que donner aux professionnels la possibilité de s’outiller pour une pratique respectueuse des patientes. Objectif poursuivi au travers d’activités nombreuses et variées : ateliers, exposition, stands, projection, webinaire, et représentation de la pièce de théâtre « Speculum ».

Dès le vendredi, la Plateforme participait au webinaire « VGO : ouvrir les yeux et lutter en transformant sa pratique ». Florence Guiot, Présidente de la Plateforme, y est intervenue aux côtés de Martin Winckler, médecin militant, romancier et essayiste, et Mounia El Kotni, anthropologue, conférencière et autrice spécialiste des questions de genre et de santé. Le webinaire était l’occasion de s’interroger sur comment mobiliser les professionnels de santé autour de la question des violences gynécologiques et obstétricales et comprendre les résistances et les facteurs de changement.

Tout le week-end, les bénévoles de la Plateforme se sont relayées pour animer l’atelier « table gynéco ». Elles ont invité le public masculin à s’y installer pour le conscientiser à la position gynécologique.

C’était aussi l’occasion de donner des informations sur les revendications et les actions de la Plateforme auprès d’un public varié et d’échanger avec des professionnel.le.s de la santé, en exercice ou en devenir.