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Se mettre à l’écoute du vécu des femmes : un besoin essentiel et un enjeu de santé publique*

Se mettre à l’écoute du vécu des femmes : un besoin essentiel et un enjeu de santé publique*

12 novembre 2025

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Lors du colloque organisé par réseau belge des études de genre Sophia, la PCNR, Femmes et Santé et la Coalition Genre et Santé ont proposé un espace dédié violences gynécologiques et obstétricales. Un moment puissant, marqué par le partage et la réflexion collective.

Cet atelier intitulé « De l’invisible au collectif : violences, soins et luttes féministes« , nous a permis de réaliser à quel point les personnes concernées avaient besoin de partager leur vécu, d’être entendues et reconnues. Sans ces espaces, elles se retrouvent souvent seules face à ces expériences souvent marquantes et douloureuses. Les violences gynécologiques et obstétricales (VGO) peuvent affecter durablement toutes les dimensions de l’existence — santé mentale, vie intime, familiale, sociale et professionnelle des femmes concernées. Elles constituent, de ce fait, un enjeu non négligeable au niveau de la santé publique.

La littérature scientifique, désormais plus abondante, et la reconnaissance des violences gynécologiques et obstétricales (VGO) comme une forme spécifique de violence — à la croisée des violences médicales et des violences faites aux femmes — par plusieurs instances nationales et internationales (Conseil de l’Europe, Sénat de Belgique, OMS…) renforcent l’urgence d’agir.

La force de nos organisations réside précisément dans la capacité à créer des espaces où les vécus, les savoirs et les analyses se croisent de manière transdisciplinaire. Des espaces où les personnes concernées ne portent plus seules le poids de ce qu’elles ont traversé, et où le collectif devient un levier d’émancipation et de transformation. Pour poursuivre cet engagement et répondre à un besoin social majeur encore trop peu couvert, il est indispensable de disposer de financements structurels. Ceux-ci restent largement insuffisants, notamment en raison de la reconnaissance tardive de cette forme spécifique de violence basée sur le genre et du vide institutionnel qui en découle.

Nous remercions chaleureusement Sophia pour l’organisation de l’événement, ainsi que toutes les personnes présentes, dont les contributions ont fait de cette rencontre un moment d’une rare intensité. La force des échanges et des partages nous a convaincues de la nécessité de faire exister de tels espaces.

Crédit photo : Michelle Geraardyn

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